Aujourd'hui, je voudrais
vous parler de livres... (Quelle surprise !) Et plus
particulièrement, de certains des livres qui m'ont marqué cette année.
Le sel de nos
larmes, de Ruta Sepetys
Porté par une quadruple
narration, ce roman suit quatre adolescents pris dans la tourmente de
la 2nde
Guerre Mondiale et qui
partagent le même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, navire
supposé accueillir les civils...
Ce livre est
le plus beau des livres que j'ai lu cette année.
(Je tiens
d'ailleurs à remercier le
magazine Virgule et les éditions Gallimard pour cet
envoi.)
Basé sur le naufrage du Wilhem Gustoff en 1945, la plus grande
catastrophe maritime du siècle, ce livre épais (ce qui n'est
certainement pas pour me déplaire !) est une véritable avalanche
d'émotions. Les romans historiques sont particulièrement importants
pour la mémoire collective et "Le sel de nos larmes" se classe parmi
les meilleurs du genre.
Les personnages ont tous une authenticité magnifique. On peut très
facilement imaginer que Joana, Emilia, Florian et Alfred aient réellement existé et cela ajoute à l'émotion de cette histoire.
Même les personnages secondaires sont porteurs d'une vérité impressionnante.
L'écriture est fine, toute en simplicité et émotions. Les
chapitres alternent les narrateurs et bien que ce mode de
fonctionnement puisse être légèrement déroutant au début de la
lecture, il mène rapidement à un suspense quasi-permanent.
Je vous le conseille donc vivement et ce que vous soyez adulte ou adolescent. De plus vous apprendrez via ce livre un chapitre peu connu mais essentiel de notre histoire que je ne vais surtout pas dévoiler ici...
Six of Crows,
de Leigh Bardugo
Mélange
(presque) parfait entre Le Seigneur des Anneaux
et Ocean's Eleven, ce
livre a toute les qualités que doit (pour moi) avoir un livre de
fantasy : un
scénario haletant, des personnages attachants, et un nouveau monde à
découvrir ! (Avec une carte ! Je m'explique : J'aime énormément les livres illustrés de cartes réelles ou imaginaires.)
(J'ai hâte que le deuxième
tome, Crooked Kingdom,
sorte en France...)
L'intrigue est riche, et il en va de même pour les personnages. Ils
brisent doucement, mais sûrement les clichés du genre. Dans la
mesure où j'ai pas mal de choses à dire sur eux, voici une liste
des raisons pour lesquelles ces personnages se placent dans la
catégorie des personnages que l'on aimerait pouvoir écrire un jour.
Kaz : Au premier abord, Kaz est le cliché même du chef
de gang, macho et dépourvu de sentiments. Mais au fur et à mesure
de l'histoire, Kaz s'ouvre et l'on découvre, grâce à de judicieux
retours en arrière, que le chef de Dregs à une histoire et un cœur
bien plus complexe que ce qu'il ne laisse paraître et que certaines
personnes comptent pour lui bien plus qu'elles ne se l'imaginent...
Inej :
J'aime Inej pour sa qualité de personnage paradoxale : elle est
la plus innocente du groupe, tout en portant fièrement son surnom du
Spectre, le meilleur espion de Ketterdam. (Ainsi que son assortiment
de lames...)
Nina :
Ah Nina... Nina restera toujours ma préférée. Nina est une
puissante Grisha. (Les sorciers du monde de Six
of Crows) Nina est une
jeune femme qui n'a pas peur d'être elle-même. Nina est ronde, sans que
cela influe en quoi que ce soit sur son comportement et j'apprécie que l'auteure ait fait en sorte que que son intrigue
personnelle ne soit pas centrée sur une quelconque perte de poids.
Matthias :
Après une introduction magistrale, Matthias, l'ancien drüskelle,
prends rapidement une place importante dans l'équipe, autant par sa
connaissance du pays Fjerdan que par sa mystérieuse histoire avec
Nina...
Jesper :
Jesper reste sans doute le personnage le plus sympathique de Six
of Crows. Son humour et
sa relation grandissante avec Wylan le rendent très attachant.
Wylan :
Malgré son statut de "fils à papa", Wylan se montre
rapidement indispensable au groupe, tout en restant émouvant par son
ignorance de la vie dans le Barrel.
Je recommande ce livre à tous ceux qui n'ont pas peur de se plonger dans une intrigue véritable, déjà amateurs de fantasy ou non. Public : Ados et adultes.
J'écrirais bientôt un
autre article sur deux autres livres qui m'ont marqué en 2016.
J'écrirais également sur un autre book haul,
celui de l'année à venir !
En attendant, je vous
souhaite une très belle année 2017 !
Pour accompagner le passage à l'année 2017, voici trois textes (sans rapport avec le nouvel an, par contre !), accompagnés de mes photographies.
L'odeur des chemins
Du vent dans le brouillard,
Le bruissement de l'eau
Des lacs gelés,
Des lumières familières
Se reflètent sur mon visage ;
Et je réalise doucement L'immensité complexe
De ce qui réunit et sépare.
Il y a toujours un lien.
Il y a toujours un fil ténu qui relie les émotions des minutes passées.
Le fil est tendu et les secondes se déroulent.
Les feuilles volent, les fleurs fanent,
la rivière remonte son cours.
Il y a toujours un lien qui fait tomber nos barrières.
Les notes arrivent et elle tourne la tête.
Les odeurs tournent, atténués par le verre.
Mains tourbillonnant dans la brume.
Le vent éclipse un soleil froid.
Et les notes s'enroulent dans les têtes.
Il y a tant de sensations à retenir.
Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2017 !
Aujourd'hui, je voudrais vous faire part de quelque chose qui me tient à cœur.
J'ai écouté, il y a quelques jours, une chronique de Nicole Ferroni sur la situation actuelle d'Alep, chronique qui m'a profondément émue.
Par la suite, j'ai également écouté "A Hard Rain's A-Gonna Fall" de Bob Dylan, chanté par Patti Smith à la cérémonie des Prix Nobel.
J'ai beaucoup aimé la manière de chanter de Patti Smith, avec les émotions à fleur de peau. Elle vit vraiment les paroles de ce qu'elle chante, ce qui permet "d'entrer" pleinement dans la chanson.
Je trouve cela à la fois attendrissant et étonnant de voir que même après tant d'années de carrière, Patti Smith soit nerveuse devant un public "important".
Voici les paroles :
Oh,
where have you been, my blue-eyed son? And
where have you been my darling young one? I've
stumbled on the side of twelve misty mountains I've
walked and I've crawled on six crooked highways I've
stepped in the middle of seven sad forests I've
been out in front of a dozen dead oceans I've
been ten thousand miles in the mouth of a graveyard And
it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard It's
a hard rain's a-gonna fall.
Oh,
what did you see, my blue eyed son? And
what did you see, my darling young one? I
saw a newborn baby with wild wolves all around it I
saw a highway of diamonds with nobody on it I
saw a black branch with blood that kept drippin' I
saw a room full of men with their hammers a-bleedin' I
saw a white ladder all covered with water I
saw ten thousand talkers whose tongues were all broken I
saw guns and sharp swords in the hands of young children And
it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard It's
a hard rain's a-gonna fall.
And
what did you hear, my blue-eyed son? And
what did you hear, my darling young one? I
heard the sound of a thunder that roared out a warnin' I
heard the roar of a wave that could drown the whole world I
heard one hundred drummers whose hands were a-blazin' I
heard ten thousand whisperin' and nobody listenin' I
heard one person starve, I heard many people laughin' Heard
the song of a poet who died in the gutter Heard
the sound of a clown who cried in the alley And
it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard And
it's a hard rain's a-gonna fall.
Oh,
what did you meet my blue-eyed son ? Who
did you meet, my darling young one? I
met a young child beside a dead pony I
met a white man who walked a black dog I
met a young woman whose body was burning I
met a young girl, she gave me a rainbow I
met one man who was wounded in love I
met another man who was wounded in hatred And
it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard And
it's a hard rain's a-gonna fall.
And
what'll you do now, my blue-eyed son? And
what'll you do now my darling young one? I'm
a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin' I'll
walk to the depths of the deepest black forest Where
the people are a many and their hands are all empty Where
the pellets of poison are flooding their waters Where
the home in the valley meets the damp dirty prison And
the executioner's face is always well hidden Where
hunger is ugly, where souls are forgotten Where
black is the color, where none is the number And
I'll tell and speak it and think it and breathe it And
reflect from the mountain so all souls can see it And
I'll stand on the ocean until I start sinkin' But
I'll know my song well before I start singing And
it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard It's
a hard rain's a-gonna fall.
Et leurs traductions :
Une
pluie dure va tomber
Où
as-tu été, mon fils aux yeux bleus?
Où
as-tu été, mon cher petit?
J'ai
trébuché sur le bord de douze montagnes brumeuses,
J'ai
marché et rampé sur six chemins tordus,
J'ai
pénétré au cœur de sept forêts tristes,
J'ai
été à la rencontre d'une douzaine d'océans morts,
J'ai
marché dix mille miles dans la bouche d'un cimetière,
Et
c'est une dure, et c'est une dure, c'est une dure, c'est une
dure,
Et
c'est une pluie dure qui va tomber.
Qu'as-tu
vu, mon fils aux yeux bleus?
Qu'as-tu
vu, mon cher petit?
J'ai
vu un nouveau né entouré de loups du désert,
J'ai
vu un chemin de diamants avec personne dessus,
J'ai
vu une branche noire dégoulinante de sang,
J'ai
vu une pièce pleine d'hommes avec leurs marteaux
qui saignaient,
J'ai
vu une échelle blanche toute couverte d'eau,
J'ai
vus dix mille bavards dont la langue était cassée,
J'ai
vu des fusils et des épées effilées dans les mains de
jeunes enfants,
Et
c'est une dure, et c'est une dure, c'est une dure, c'est une
dure,
Et
c'est une pluie dure qui va tomber.
Qu'as-tu
entendu, mon fils aux yeux bleus?
Qu'as-tu
entendu, mon cher petit?
J'ai
entendu le son du tonnerre, rugir un avertissement,
Entendu
le hurlement d'une vague qui pourrait noyer le monde entier,
Entendu
cent batteurs dont les mains étaient en flamme,
Entendu
dix mille chuchotements que personne n'écoutait,
Entendu
une personne affamée, et entendu beaucoup de gens rire,
Entendu
la chanson d'un poète qui mourait dans le caniveau,
Entendu
le cri d'un clown qui pleurait dans la rue,
Et
c'est une dure, et c'est une dure, c'est une dure, c'est une
dure,
Et
c'est une pluie dure qui va tomber.
Qui
as-tu rencontré, mon fils aux yeux bleus
Qui
as-tu rencontré, mon cher petit?
J'ai
rencontré un jeune enfant aux côtés d'un poney mort,
J'ai
rencontré un homme blanc qui promenait un chien noir,
J'ai
rencontré une femme dont le corps brûlait,
J'ai
rencontré une jeune fille qui m'a donné un arc-en-ciel,
J'ai
rencontré un homme qui était blessé par l'amour,
J'ai
rencontré un autre homme qui était blessé par la haine,
Et
c'est une dure, c'est une dure, c'est une dure, c'est une dure,
C'est
une pluie dure qui va tomber.
Que
vas-tu faire, mon fils aux yeux bleus?
Que
vas-tu faire, mon cher petit?
Je
vais sortir avant que la pluie ne commence à tomber,
Je
vais marcher au plus épais de la plus noire et épaisse forêt,
Où
les gens sont nombreux et ont les mains vides,
Où
les boulettes de poison ont envahi leurs eaux,
Où
la maison dans la vallée ressemble à la prison sale et humide,
Où
le visage du bourreau est toujours bien caché,
Où
le désir est laid, où les âmes sont oubliées,
Où
noire est la couleur, où zéro est le nombre,
Et
je le dirai et je le penserai et je le raconterai et je le
soufflerai,
Et
je le projetterai de la montagne pour que chacun puisse le
voir,
Et
puis, je resterai sur l'océan jusqu'à ce que je commence
à sombrer,
Mais
je connaîtrai bien ma chanson avant de commencer à chanter.
Et
c'est une dure, c'est une dure, c'est une dure, c'est une dure,
C'est
une pluie dure qui va tomber.
(Je dois préciser que ces deux vidéos (surtout à la suite !) sont extrêmement émouvantes et que les mouchoirs n'ont pas été superflus...)
Et puis, quelques heures plus tard, ma maman m'a dit que Nicole Ferroni (qui poste toujours ses sources après avoir posté ses chroniques, ce que je trouve être un véritable travail de journaliste) avait posté une version traduite en anglais de sa chronique. Sa traduction venant de Google Traduction (qui peut être utile pour des mots isolés, mais se révèle assez peu apte pour les longs textes ou les expressions courantes) et n'étant donc pas vraiment juste, ma maman m'a proposé d'en faire une traduction moi-même, ce que j'ai fait avec plaisir.
La voici :
"WEDNESDAY
14/12/2016
-Nicole
you are destitute...
-Yes, I am ... about the war in Syria. The
way I see it, whenever I speak of the war in Syria, I'm always in the
false. Because Syria is such a can of worms that: If I say
'shame on Bashar al-Assad, on Putin': Yeah, that's it, Nicole, say
you support ISIS. If I say 'long live Bashar'... I tell myself I
cannot decently say long live Bashar given the number of
civilians who die... To which some answer me: this may be the echo
of manipulated European medias.
So, as far as I know, I am too
lazy to read long articles that will manipulate me.
So, let me
tell you how I proceed: two months ago I asked Google how to write
Aleppo in Arabic. This allowed me, on Twitter (this platform where
tiny messages are published), to find people who present themselves
as journalists following the conflict on the spot.
And
this is how I recently started following the publications of a
certain @HadiAladballah who presents himself as an independent
journalist: I follow him, because: 1) twitter gave him a small
blue symbol to tell me that he really exists 2) that on the videos
he shares, you can see his head on a background of Aleppo, well of
ruins without photomontage, which means that this person has the
merit and the courage to be on the spot. 3) this young man
regularly follows the work of syrians white helmets, these civilians
who save civilians... which makes me say that Hadi Alabdallah is at
least a little on the side of the civilians...
So I decided to
make this young man, 5 years younger than me, my little spyglass
about the war in his country, but to tell the truth, I have no way of
knowing whether he writes propaganda or truth. Especially as
often, I have no way of knowing what he writes at all, since Hadi
always begins by publishing in Arabic.
And so, in a much less
playful way than 'learn English with Dora', I have sessions of 'learn
Arabic with the war'...
Here are his words: Whole
families buried under rubbles, civilian bodies scattered around the
streets
We will not forget how the world forced Aleppo's
people to choose b/w 2 equally bad options: collective death or mass
exile
Until
this morning: Aleppo's people haven't slept tonight as they
await the promised evacuation of the civilians and the wounded
person. Nothing new...we keep on waiting.
Of course these are
his words but I have nothing concrete to talk about. The only
thing I have is an old travel book "the back packers' guide"
that my dad used when he went to Syria... in 2006.
And here is
what you can read about Aleppo:
350 km away from the capital,
Aleppo is the second largest city in the country. One of the great
mythical cities of this world, but there's a fight between Aleppo and
Damascus, for the envied title of "the oldest continuously
inhabited city." To sleep, the Hanadi hotel, quiet and very
clean offer comfortable pink rooms (TV, fridge, air conditioning)
which are organized around a yellow and sunny terrace... To eat,
the restaurant Al Koumma offers an oriental setting around coffee
table which gives a very cozy atmosphere And concerning the
pastries, the Azrak pastry shop, on Altunyian street, on front of the
Ugarit cinema, offers the famous Alepines, a pistachio, almond paste
and sugar delight.
When
I read that... I told myself: that, Hadi never talked about it... And
if you compare the phrases of Hadi in 2016 with those of the
moustached man of the backpackers' guide of 2006, you feel that I
have here something very concrete about the war of Syria...
That
it to say that war is not so far away as that, that war is not a
thing of them out there... War can have the appearance of a here
and now that we take and that we smash. It is taking a present and
reducing it to ash
It is to replace the cozy by terror and a
chaos that leaves no room for sweetness, not even that of pastry. For
war swallows all colors and puts black instead. War is horror and
it is not so far neither in space nor in time.
You're going to
tell me : you're going to finish your column like that?
No,
I will end up with a very small hole made by the words of my dad who,
after being under bombardment when he was 8 years old, after being a
soldier, now lives peaceful days, and has for the war a project for
the future.
Sometimes, he said to me: You see Nicole,
cannibalism, before, it was very widespread and now, we say "before,
men ate each other, and it was called cannibalism".
And
I hope that one day, who knows, war will be so far behind mankind
that we will be able to say:
"before, men killed each other,
and it was called war.""
Je trouve à la fois honteux et horrible que ce massacre soit actuellement en train de se produire et que pourtant si peu de personnes n'en parle et ne lève la voix.
Pour moi, traduire cette chronique est une façon de faire un geste (même s'il est insignifiant) et de ne pas rester indifférente devant la tragédie actuelle.
Voilà, j'espère que vous vous sentez également touché(e)s par tout ceci,
Je mesure l'importance de vivre dans un pays en paix, de ne pas sombrer dans l'indifférence, et aussi de comprendre l'importance de la parole, même si c'est une action différente de celle sur le terrain, elle a aussi son intérêt.
J'ai écrit ce court texte car j'aime les mots, la chanson et l'humour. J'avais envie de partager dans mon (très) petit cercle ces mots et cette mélodie.
Voici donc un exercice en écriture intuitive que nous avons concocté ensemble. Elle me l'a soufflé, et je vous le partage avec ces exemples, les miens : usez-en !
Je choisis 3 photographies. (Ici les miennes.) (Le choix doit être rapide.)
Pour chaque photographie : je la lui décris très vite et de façon courte. A partir de ces mots, elle me donne des synonymes que je note : des noms, des adjectifs et des verbes.
J'ai revu la photographie, lu les mots et fermé les yeux 3 fois en imaginant un papillon qui s'ouvre avec les mots qui s'envolent !
C'est parti : j'écris un court texte à partir de la photographie choisie et contenant forcément les mots plus hauts. Et voilà !
Je lis et je peux me corriger, mais le premier jet est toujours à garder ... ! ☺
Les mots "obligatoires" sont ici en gras...
Le faisceau de lumière casse la nuit.
L'amoncellement des vagues sur les récifs polis par l'écume mousseuse ne s'arrête jamais. Tout comme la ronde du phare.
Tout comme comme le passage des marins, l'un après l'autre, patiemment.
Les dos des tortues bleuâtres que sont les rochers émergent à peine des flots.
Avec un peu d'attention, on peut vite déceler le rythme calme qui anime les lieux.
Je descends les escaliers jusqu'à la cuisine ; une, deux, trois, quatre vagues ; un, deux, trois cris rocheux.
Les bruits surprennent toujours un peu, au début, puis on s'habitue au gémissement des roches, au cri de victoire des digues, au râle de la mouette du récif aveugle, à la respiration lente et pesante des vagues.
En réfléchissant aux
futurs articles de Mots & Concepts,
j'en suis venue à chercher les points communs entre mes différents
écrits. Et un de ces points m'a particulièrement sauté aux yeux :
mes personnages principales sont toutes (oui, pour le moment, je
trouve plus confortable d'écrire d'un point de vue féminin)
rousses.
Que
ce soit Nora, ainsi que sa sœur et sa mère ; Fëarya,
l'héroïne d'Une
voix ;
ou encore Clara, le deuxième membre du trio principal d'A
travers les bois :
mes personnages arborent toutes une chevelure de feu. :)
Ce qui est drôle, ce que
je n'ai pas tout le temps fait exprès de n'avoir que des personnages
principales rousses.
Pour Nora
- bien que ce soit assez cliché, je le conçois - je voulais une
famille irlandaise "typique" : cheveux roux, yeux
verts. Ce choix fut donc vraiment le mien.
En
revanche, pour Fëarya et A travers les bois,
cette particularité s'est imposée à moi.
Pour
Fëarya, ce n'est qu'après avoir écrit (au moins) la première page
et fait un dessin que je me suis rendue compte que je m'étais, sans
même y penser, représenté Fëarya avec des cheveux roux.
Et de
même pour A travers les bois. Évidemment, pour ce texte-là,
j'essaye de ne pas me mettre en tête un physique trop particulier
pour les personnages, vu qu'il s'agit d'un scénario. Je tiens à
n'avoir que très peu (voire pas du tout) de caractéristiques
physiques pour les personnages, afin de laisser une plus grande
possibilité de (futur) casting.
Mais
pour expliquer plus amplement comment j'en suis arrivé à n'avoir
que des héroïnes rousses,il faut que je vous parle de ma technique de
construction des personnages.
La
construction de mes personnages suit toujours trois étapes :
Le
prénom et, si besoin est, nom de famille. Choisir un prénom m'aide
à choisir une personnalité.
La
personnalité. Ce qui est, évidemment, un des points les plus
importants.
Et
enfin, l'apparence physique. C'est, à mon goût, ce point qui peut
être le plus dur. Cela dépend vraiment des fois. Cela peut être
un choix délibéré de ma part. Cela peut venir tout seul. Et cela
peut être assez dur. J'ai parfois du mal à me représenter un
physique particulier.
Une méthode que je
trouve assez efficace, si j'ai du mal à me représenter un
personnage, est de lui attribuer, au fur et à mesure de l'écriture,
des tics et autres automatismes corporelles. De cette manière, je
suis forcée de l'imaginer dans son intégralité et donc, de lui
trouver un physique - et une chevelure. (!)
Cela dit, je dois quand même réaliser que ...ma maman est rousse depuis des années hi hi !! ^^
Voilà,
J'espère que ce premier
article Mots & Concepts
vous aura plu.
A
bientôt !
PS : Je
suis actuellement en train de me construire un nouveau site, plus
"pro" où vous pourrez retrouver (entre autres) des
nouvelles et mises à jour régulières de mes écrits, un
porte-folio de mes photographies, et bien sûr, mes articles !
Me voici enfin de retour sur ce blog. Mon absence s'est prolongée plus longtemps que prévu pour cause d'écriture "intensive" : j'ai terminé mon roman Une Voix, dont le titre définitif est Fëarya !
Quelle joie cela a été quand je l'ai terminé ! C'est une grande fierté pour moi. Pendant l'écriture, j'étais emportée par mon récit : quand je cuisinais (car j'adore la cuisine !), j'avais souvent des idées. Il fallait que j'arrête tout et que je les note immédiatement.
Heureusement, mes parents sont attentifs à ce que je sois toujours pourvue de carnets de notes.
J'ai plutôt des idées le soir, avant de m'endormir, et je les note toujours, sinon je les oublie le lendemain !
Donc, je voudrais vous montrer quelques textes que
j'ai écrit récemment, accompagnés de certaines de mes photographies. Et je souhaite également
vous parler du challenge #FlowLeaf2016 qui a inspiré certaines de mes images. :)
J'aime beaucoup le journal Flow magazine. Il propose aussi bien des articles que des illustrations, conseils et recettes mais d'une grande exigence esthétique et créative que j'apprécie beaucoup.
Pour ce mois d'Octobre ils ont lancé via les réseaux sociaux et leur site un défi créatif :
Je cite :
" #FlowLeaf2016
L’automne arrive avec son tas de feuilles qui bruissent sous les pieds pour attirer notre attention sur leurs parures flamboyantes !
On vous propose de participer au challenge qui rend hommage aux feuilles d’automne.
Rien de plus simple : pendant tout le mois d’octobre postez sur vos réseaux sociaux une photo par jour d’une feuille en ajoutant un #flowleaf2016 ( avec ce # il serait plus facile pour nous de retrouver vos photos pour les admirer )
Réveillez le créatif qui sommeille en vous – mettez ces feuilles en scène, brodez-les, découpez-les… Pas de « vraie » feuille à votre disposition ? Prenez en photo n’importe quelle feuille qu’elle soit dessinée ou tricotée ou … !"
J'ai eu envie d'y participer , bien que ne postant pas chaque jour , pour rester libre d'autres envies et créations .